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Louer son appartement : étapes clés, obligations et checklist (2026)

Mis à jour le
19/1/2026
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Sommaire

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      Vous êtes propriétaire et vous souhaitez louer votre appartement dans de bonnes conditions ? Entre obligations légales, fixation du loyer, sélection des locataires et formalités administratives, une mise en location ne s’improvise pas ! Notre guide vous accompagne pas à pas pour louer en toute conformité et sécuriser votre projet locatif.

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      En bref : les 8 étapes pour louer son appartement

      1. Vérifier la décence du logement et le DPE (travaux si nécessaire)
      2. Choisir le type de location et le bail adapté (vide, meublé, mobilité)
      3. Estimer le loyer et vérifier l’encadrement éventuel
      4. Préparer le logement (annonce avec photos attractives)
      5. Organiser les visites et vérifier les dossiers locataires
      6. Rédiger et signer le bail avec ses annexes
      7. Réaliser l’état des lieux et percevoir le dépôt de garantie
      8. Choisir les bonnes assurances et garanties

      Conseils louer son appartement

      Étape 1 - Ce que dit la loi avant de louer son appartement

      Avant de publier une annonce ou de fixer le loyer, toute mise en location doit respecter un cadre légal précis. La loi impose au propriétaire bailleur de proposer un logement décent, conforme aux exigences de sécurité et de performance énergétique. Ces règles s’appliquent avant même la recherche d’un locataire et conditionnent la légalité du bail.

      Logement décent : les critères à respecter

      Pour louer son appartement, le logement doit répondre à la définition légale d’un logement décent. Cette notion ne relève pas de l’appréciation personnelle du propriétaire : elle repose sur des critères objectifs, fixés par la réglementation et contrôlables.

      Un logement est considéré comme décent s’il respecte notamment les exigences suivantes :

      • Surface minimale : au moins 9 m² avec une hauteur sous plafond suffisante ou un volume habitable minimum.
      • Sécurité physique : absence de risques manifestes pour la sécurité des occupants (garde-corps, escaliers, accès).
      • Installations conformes : électricité, gaz et équipements de chauffage en état de fonctionnement normal.
      • Accès aux équipements essentiels : eau potable, évacuation des eaux usées, sanitaires intérieurs, coin cuisine.
      • Aération et éclairage suffisants : ventilation adaptée, ouvertures donnant sur l’extérieur.

      Ces critères s’imposent à tous les bailleurs, quelle que soit la localisation du bien ou le type de location (vide ou meublée). Un logement qui ne répond pas à ces exigences ne peut pas être mis en location légalement (source : Service Public, mise à jour le 21/03/2025).

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      DPE et décence énergétique

      Depuis plusieurs années, la performance énergétique est devenue un critère déterminant pour louer un appartement. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) ne se limite plus à une simple information : il conditionne désormais le droit de louer.

      En 2026, la réglementation impose des restrictions :

      • Les logements classés G sont exclus du marché locatif.
      • Les logements classés F seront interdits à partir de 2028.
      • Les logements classés E seront interdits à partir de 2034.

      Les diagnostics immobiliers obligatoires à fournir au locataire

      Pour louer son appartement, le propriétaire doit remettre au locataire un dossier de diagnostic technique (DDT). Ce dossier regroupe plusieurs diagnostics obligatoires à la location, qui doivent être annexés au bail dès la signature. La liste des diagnostics dépend de la nature du logement, de son année de construction et de sa localisation, mais comprend généralement :

      • DPE : obligatoire pour toute location.
      • Diagnostic électricité et gaz : si l’installation a plus de 15 ans.
      • Plomb : pour les logements avant 1949.
      • Amiante : pour les logements avant le 01/07/1997.
      • État des risques : zones naturelles, minières, sismiques ou technologiques.

      À retenir

      Avant même de penser au loyer ou à l’annonce, louer son appartement suppose de vérifier que :

      • Le logement répond bien aux critères de décence légale
      • Le DPE permet la mise en location sans restriction
      • L’ensemble des diagnostics obligatoires est à jour

      Étape 2 - Choisir le type de location et le bail adaptés à son projet

      Lorsque vous décidez de louer votre appartement, le choix du type de location et du contrat de bail conditionne l’ensemble de la relation locative. Cette décision influence directement le profil de locataires ciblés. Trois grandes options s’offrent au propriétaire bailleur : la location vide, la location meublée et, dans certains cas spécifiques, le bail mobilité.

      Location vide : la solution la plus stable dans le temps

      La location vide correspond à la mise à disposition d’un logement non meublé, destiné à constituer la résidence principale du locataire. C’est le format le plus répandu pour louer son appartement sur le long terme.

      • Durée du bail : 3 ans (ou 6 ans si le bailleur est une personne morale).
      • Dépôt de garantie : limité à 1 mois de loyer hors charges.
      • Préavis du locataire : 3 mois, réduit à 1 mois en zone tendue.
      • Stabilité locative : rotation plus faible des occupants.

      Ce type de location convient particulièrement aux propriétaires qui recherchent une relation locative durable, avec un risque de vacance limité.

      Location meublée : plus de souplesse, mais plus d’exigences

      Louer son appartement en meublé suppose de proposer un logement équipé de manière complète, permettant au locataire de s’y installer immédiatement. La réglementation impose une liste précise de meubles et d’équipements indispensables.

      • Durée du bail : 1 an (9 mois pour un étudiant).
      • Dépôt de garantie : jusqu’à 2 mois de loyer hors charges.
      • Préavis du locataire : 1 mois, quelle que soit la zone.
      • Rotation plus fréquente : davantage d’entrées et de sorties.

      La location meublée s’adresse souvent à des profils mobiles (jeunes actifs, étudiants, cadres en mission) et peut s’avérer pertinente dans certaines zones tendues.

      ⇨ Pour aller plus loin : “Location meublée ou vide et fiscalité : le comparatif complet

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      Bail mobilité : une solution encadrée

      Le bail mobilité constitue un contrat particulier, réservé à des situations précises. Il permet de louer son appartement pour une durée courte à des locataires en mobilité professionnelle ou en formation.

      • Durée du bail : de 1 à 10 mois, non renouvelable.
      • Aucun dépôt de garantie autorisé.
      • Logement obligatoirement meublé.
      • Public ciblé : étudiants, stagiaires, salariés en mission temporaire.

      Ce type de bail répond à un besoin ponctuel et ne convient pas à tous les projets de location. Il ne peut pas être utilisé pour contourner les règles classiques de la location meublée.

      Tableau comparatif des principaux baux 

      Type de location Durée du bail Dépôt de garantie Préavis locataire Profil ciblé
      Location vide 3 ans 1 mois 3 mois (1 mois en zone tendue) Ménages, familles
      Location meublée 1 an 2 mois 1 mois Étudiants, actifs mobiles
      Bail mobilité 1 à 10 mois Aucun 1 mois Mobilité temporaire

      À retenir

      • La location vide privilégie la stabilité
      • La location meublée apporte de la souplesse
      • Le bail mobilité répond à des situations ciblées et encadrées

      Étape 3 - Fixer le bon loyer et éviter d’être dans l’illégalité

      Fixer le loyer est une étape déterminante lorsque l’on souhaite louer son appartement. Un montant mal évalué peut entraîner une vacance prolongée, des négociations difficiles ou, à l’inverse, une situation d’illégalité si le plafond réglementaire n’est pas respecté. Le loyer doit donc être cohérent avec le marché local et conforme aux règles en vigueur.

      Méthode simple pour estimer le loyer de son appartement

      Pour louer son appartement dans de bonnes conditions, l’estimation du loyer repose sur une analyse factuelle du marché. Plusieurs critères doivent être pris en compte de manière cumulative :

      • Localisation : quartier, accessibilité, attractivité de la zone.
      • Surface et typologie : studio, T2, T3, agencement…
      • État général du logement : rénovation récente, équipements, performance énergétique.
      • Prestations annexes : balcon, parking, ascenseur, cave, vue dégagée.

      La comparaison avec des biens similaires récemment loués constitue une base fiable pour positionner le loyer au juste niveau. 

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      Encadrement des loyers : une règle incontournable dans certaines villes

      Dans de nombreuses communes, louer son appartement implique de respecter les règles de l’encadrement des loyers. Ce dispositif fixe un loyer de référence, un loyer de référence majoré et, dans certains cas strictement définis, un complément de loyer.

      Les villes concernées par l’encadrement des loyers sont principalement situées en zone tendue. Le propriétaire doit alors :

      • Vérifier si son logement est soumis à l’encadrement.
      • Identifier le loyer plafond applicable.
      • Justifier toute majoration éventuelle.

      Complément de loyer : attention aux abus !

      Le complément de loyer ne peut être appliqué que dans des situations très encadrées. Il doit correspondre à des caractéristiques de confort ou de localisation exceptionnelles, non prises en compte dans le loyer de référence.

      En cas de contestation par le locataire, le complément de loyer peut être annulé, avec obligation de restitution des sommes perçues.

      À retenir

      Le loyer doit être :

      • Aligné sur le marché local réel
      • Conforme aux règles d’encadrement des loyers si applicables
      • Justifié objectivement en cas d’application d’un complément

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      Étape 4 - Préparer le logement et rédiger une annonce efficace

      Une fois le loyer fixé, la qualité de la préparation du logement et de l’annonce conditionne directement la rapidité de la mise en location. Pour louer son appartement dans de bonnes conditions, il ne s’agit pas seulement de le rendre disponible, mais de le présenter de manière claire, conforme et attractive, sans jamais induire le futur locataire en erreur.

      Préparer le logement : checklist simple et efficace

      Avant toute visite, le logement doit être présenté dans un état irréprochable. Cette préparation ne suppose pas nécessairement de lourds travaux, mais repose sur des actions ciblées qui améliorent immédiatement la perception du bien :

      • Nettoyage complet : sols, vitres, sanitaires, cuisine.
      • Petites réparations visibles : poignées, interrupteurs, joints, fissures légères.
      • Neutralité des espaces : retrait d’objets personnels, décoration sobre.
      • Fonctionnement des équipements : chauffage, chauffe-eau, volets, éclairage.
      • Aération préalable : logement sain et sans odeur lors des visites.

      Un logement propre, fonctionnel et neutre rassure les candidats. Cette étape contribue directement à louer son appartement plus rapidement.

      Réaliser des photos qui donnent envie de visiter

      Les photos jouent un rôle déterminant. Une annonce sans visuels soignés génère peu de demandes, même avec un loyer attractif. Il convient de :

      • Privilégier la lumière naturelle (photos en journée).
      • Favoriser des angles larges pour montrer les volumes.
      • Présenter les pièces rangées et dégagées.

      Le but est d’assurer une cohérence entre les photos et la réalité du logement.

      Rédiger une annonce conforme et performante

      Pour louer son appartement efficacement, l’annonce doit être à la fois complète, lisible et conforme à la réglementation. Elle doit permettre au futur locataire de comprendre immédiatement les caractéristiques du logement, sans ambiguïté.

      Informations essentielles à intégrer :

      • Surface et typologie du logement
      • Montant du loyer et des charges
      • Type de location (vide ou meublée)
      • Performance énergétique (classe DPE)
      • Localisation générale et équipements principaux

      Modèle de texte d’annonce : “Appartement T2 de 42 m², situé dans un quartier calme et bien desservi. Logement lumineux, comprenant un séjour, une chambre, une cuisine équipée et une salle d’eau avec toilettes. Loyer mensuel charges comprises : 630 €, dont 30 € de provisions sur charges. Disponible immédiatement.”

      Les erreurs à éviter dans une annonce de location

      Certaines pratiques peuvent exposer le bailleur à des sanctions ou nuire à la crédibilité de l’annonce.

      À éviter absolument :

      • Mentions discriminatoires, explicites ou implicites.
      • Informations incomplètes ou trompeuses.
      • Absence du DPE ou du montant des charges.

      À retenir

      • Préparez le logement avec rigueur
      • Soignez les photos sans dénaturer la réalité
      • Rédigez une annonce complète et réglementaire

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      Étape 5 - Organiser les visites et sélectionner le locataire

      La phase de visites et de sélection du locataire est l’une des plus sensibles lorsqu’on souhaite louer son appartement. Elle implique de concilier efficacité, sécurité et respect strict du cadre légal.

      Organiser les visites de manière efficace

      Avant de recevoir des candidats, il est recommandé de structurer les visites afin d’éviter les pertes de temps et les situations inconfortables :

      • Regrouper les visites sur des créneaux définis.
      • Préparer une fiche récapitulative du logement.
      • Vérifier en amont la cohérence des demandes reçues.
      • Présenter le logement tel qu’il sera réellement loué.

      Quelles pièces justificatives demander au locataire ?

      Pour louer son appartement, la sélection du locataire doit s’appuyer uniquement sur les pièces autorisées par la réglementation. La loi encadre strictement la liste des documents pouvant être exigés, afin de prévenir toute discrimination.

      Pièces couramment autorisées (source : CNIL, mise à jour le 10/10/2025) :

      • Justificatif d’identité
      • Justificatif de domicile actuel
      • Justificatifs de revenus (bulletins de salaire, contrat de travail, bilans)
      • Dernier avis d’imposition
      • Attestation d’employeur, le cas échéant

      En revanche, il est interdit de demander certains documents, tels que :

      • Relevés bancaires
      • Photographie hors justificatif officiel
      • Informations médicales ou personnelles sans lien avec la location

      Vérifier les dossiers et prévenir les fraudes

      La vérification des dossiers est une étape indispensable pour sécuriser la location. Sans tomber dans l’excès, il convient de contrôler la cohérence globale des documents fournis :

      • Concordance entre les revenus déclarés et la situation professionnelle.
      • Cohérence des dates et des montants.
      • Authenticité apparente des pièces transmises.

      Bon à savoir : le recours à des services de constitution de dossier certifié limite les risques de fraude et simplifie la sélection, tout en respectant la réglementation.

      Sélectionner sans discriminer : un principe fondamental

      Le choix du locataire doit reposer sur des critères objectifs, liés uniquement à la capacité à honorer le paiement du loyer et à respecter le bail. Toute sélection fondée sur des critères personnels ou subjectifs est strictement interdite.

      Critères légitimes :

      • Niveau et stabilité des revenus
      • Cohérence du taux d’effort
      • Garanties proposées (caution)

      À retenir

      • Organisez les visites de manière structurée
      • Demandez uniquement les pièces autorisées
      • Vérifiez les dossiers avec méthode et objectivité
      • Sélectionnez le locataire sans discrimination

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      Étape 6 - Rédiger le bail et réunir les documents annexes obligatoires

      Une fois le locataire sélectionné, la rédaction du bail marque l’entrée dans une relation contractuelle encadrée par la loi. Pour louer son appartement en toute sécurité juridique, le contrat de location doit être conforme, complet et accompagné de l’ensemble des documents exigés.

      Choisir un bail conforme au type de location

      Le contenu du bail dépend directement du type de location retenu (vide, meublé ou bail mobilité). Dans tous les cas, le contrat doit respecter un modèle réglementé, intégrant des mentions obligatoires.

      Le bail doit notamment préciser :

      • L’identité des parties
      • La description détaillée du logement et de ses annexes
      • La date de prise d’effet et la durée du bail
      • Le montant du loyer et des charges
      • Les modalités de révision éventuelle
      • Le montant du dépôt de garantie
      • Les conditions de résiliation

      Un bail imprécis ou incomplet peut être requalifié ou contesté par le locataire. Il est donc essentiel d’utiliser un modèle actualisé et conforme à la réglementation en vigueur.

      Les documents à annexer obligatoirement au bail

      Pour louer son appartement légalement, le bail doit être accompagné d’un certain nombre de documents remis au locataire dès la signature. Ces annexes font partie intégrante du contrat (source : Service Public, mise à jour le 17/04/2024) :

      • Dossier de diagnostic technique (DDT)
      • État des risques (ERP)
      • Notice d’information relative aux droits et obligations des parties
      • Règlement de copropriété (extraits concernant l’usage du logement)
      • Acte de cautionnement, le cas échéant

      Clauses autorisées et clauses interdites

      Le bail ne peut pas contenir n’importe quelle clause. Certaines stipulations sont strictement interdites, même si le locataire les accepte :

      • Les clauses imposant des pénalités automatiques,
      • Les obligations disproportionnées à la charge du locataire,
      • Les restrictions abusives à la jouissance du logement.

      Formaliser la signature du bail

      Le bail doit être signé par les deux parties, en autant d’exemplaires que nécessaire. La signature marque le point de départ des obligations réciproques.

      Avant la signature, il est recommandé de relire l’ensemble des clauses, vérifier la conformité des annexes et s’assurer que toutes les informations sont exactes.

      À retenir

      • Utilisez un bail conforme au type de location
      • Annexez l’ensemble des documents obligatoires
      • Évitez toute clause illicite
      • Formalisez la signature avec méthode

      Étape 7 - Réaliser l’état des lieux et gérer le dépôt de garantie

      L’état des lieux constitue une étape déterminante pour louer son appartement dans un cadre sécurisé. Il permet de constater l’état exact du logement au moment de l’entrée du locataire et sert de référence tout au long du bail. Associé à une gestion rigoureuse du dépôt de garantie, il protège efficacement le propriétaire en cas de dégradations ou de litiges ultérieurs.

      L’état des lieux d’entrée : un document indispensable

      L’état des lieux d’entrée doit être établi contradictoirement, en présence du bailleur (ou de son représentant) et du locataire. Il doit décrire avec précision l’état du logement et de ses équipements, pièce par pièce.

      Pour être exploitable juridiquement, le document doit :

      • Être écrit et daté.
      • Être signé par les deux parties.
      • Décrire de façon détaillée l’état des sols, murs, plafonds, équipements et menuiseries.
      • Mentionner les éventuels défauts ou traces d’usure existants.

      Un état des lieux trop sommaire ou imprécis limite fortement les possibilités de retenue sur le dépôt de garantie à la sortie du locataire.

      Comment sécuriser un état des lieux

      Certaines pratiques sont fortement recommandées :

      • Prendre des photos datées ou horodatées en complément du document écrit.
      • Relever les compteurs (eau, électricité, gaz) lors de l’entrée.
      • Tester les équipements (chauffage, chauffe-eau, volets, électroménager).
      • Remettre l’ensemble des clés et en faire mention dans l’état des lieux.

      Ces éléments permettent de disposer de preuves objectives en cas de contestation ultérieure.

      Dépôt de garantie : les règles à respecter

      Le dépôt de garantie vise à couvrir les éventuelles dégradations constatées à la sortie du locataire. Son montant et ses modalités sont strictement encadrés :

      • Location vide : dépôt limité à 1 mois de loyer hors charges.
      • Location meublée : dépôt limité à 2 mois de loyer hors charges.
      • Bail mobilité : aucun dépôt de garantie autorisé.

      Restitution du dépôt de garantie : délais et retenues possibles

      À la fin du bail, le propriétaire dispose d’un délai légal pour restituer le dépôt de garantie :

      • 1 mois si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée.
      • 2 mois en cas de différences constatées.

      Des retenues peuvent être effectuées uniquement si elles sont justifiées par l’état des lieux de sortie, appuyées par des devis ou des factures et proportionnées aux dégradations constatées.

      À retenir

      • Réalisez un état des lieux précis et contradictoire
      • Conservez des preuves complémentaires (photos, relevés)
      • Respectez strictement les règles liées au dépôt de garantie

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      Étape 8 - Souscrire les assurances et garanties pour sécuriser la location

      Pour louer son appartement dans la durée, il est indispensable d’anticiper les risques liés à la location. Impayés, dégradations, sinistres ou litiges peuvent fragiliser l’équilibre financier du projet locatif. Les assurances et garanties permettent de limiter ces risques, à condition de choisir les dispositifs adaptés à sa situation.

      L’assurance propriétaire non occupant (PNO)

      L’assurance propriétaire non occupant (PNO) couvre le logement lorsque celui-ci n’est pas occupé par le propriétaire. Elle intervient notamment en cas de sinistre engageant la responsabilité du bailleur.

      Cette assurance permet de couvrir :

      • Les dommages causés au logement en l’absence d’occupation.
      • La responsabilité civile du propriétaire.
      • Certains sinistres non pris en charge par l’assurance du locataire.

      Même si le locataire est tenu de s’assurer, la PNO reste fortement recommandée pour louer son appartement en toute sécurité, notamment dans les copropriétés.

      Garantie loyers impayés (GLI) : sécuriser les revenus locatifs

      La garantie loyers impayés (GLI) vise à protéger le bailleur contre les défauts de paiement du locataire. Elle peut également couvrir certains frais annexes, comme les procédures contentieuses ou les dégradations locatives.

      La GLI présente plusieurs avantages :

      • Indemnisation en cas de loyers impayés.
      • Prise en charge des frais de recouvrement.
      • Sécurisation des revenus sur la durée du bail.

      En contrepartie, la souscription à une GLI impose généralement des critères stricts lors de la sélection du locataire, notamment en matière de revenus et de stabilité professionnelle.

      Caution solidaire : une alternative à la GLI

      La caution solidaire consiste à demander à une tierce personne de se porter garant du locataire. Cette solution peut être adaptée dans certains cas, notamment lorsque le profil du locataire ne permet pas l’accès à une GLI.

      À retenir

      • Souscrivez une assurance PNO adaptée
      • Évaluez l’intérêt d’une GLI selon le profil du locataire
      • Envisagez la caution solidaire si nécessaire

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      Louer son appartement seul ou passer par une agence : comment choisir ?

      Lorsque toutes les étapes opérationnelles sont maîtrisées, une question stratégique se pose : faut-il gérer soi-même la location ou confier son appartement à une agence ? Les deux options présentent des avantages et des contraintes. Le bon choix dépend avant tout du temps disponible, du niveau de maîtrise réglementaire et de l’appétence du propriétaire pour la gestion locative.

      Louer son appartement seul : autonomie maximale, implication élevée

      Gérer soi-même la location signifie prendre en charge l’ensemble des démarches, de la mise en annonce jusqu’au suivi du bail.

      Cette solution présente plusieurs avantages :

      • Maîtrise totale du processus de location.
      • Réduction des frais de gestion.
      • Relation directe avec le locataire.

      En contrepartie, louer son appartement sans intermédiaire implique :

      • Une forte disponibilité pour les visites, la gestion administrative et les échanges.
      • Une veille réglementaire régulière.
      • Une exposition directe aux risques juridiques et financiers en cas d’erreur.

      Cette option convient généralement aux propriétaires disposant de temps, d’une bonne connaissance du cadre légal et d’un logement situé à proximité de leur lieu de résidence.

      Passer par une agence : gain de temps et sécurité

      Confier la mise en location à une agence permet de déléguer tout ou partie des démarches, depuis la recherche du locataire jusqu’à la gestion courante du bien.

      Les principaux bénéfices d’un mandat de location :

      • Accompagnement sur les obligations légales.
      • Sélection des dossiers et sécurisation du bail.
      • Gestion des relations locataires.
      • Réduction du risque d’erreur ou d’oubli administratif.

      Cette solution implique toutefois des frais, variables selon le niveau de prestation retenu. En contrepartie, le propriétaire bénéficie d’un cadre structuré et d’un suivi professionnel.

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      Tableau comparatif : gestion en direct ou via une agence

      Critère Gestion en direct Gestion par agence
      Temps à consacrer Élevé Faible
      Coût Limité Honoraires
      Sécurité juridique Variable Élevée
      Expertise réglementaire À maîtriser soi-même Incluse
      Relation locataire Directe Intermédiée

      Ce qu’il faut retenir pour bien louer son appartement

      Louer son appartement ne se limite pas à publier une annonce et signer un bail. Chaque étape, de la vérification de la décence du logement jusqu’à la mise en place des assurances, participe à la sécurisation de la location et à la qualité de la relation avec le locataire. En respectant les obligations légales, en fixant un loyer cohérent avec le marché et en sélectionnant le locataire sur des critères objectifs, le propriétaire pose les bases d’une location sereine et durable. La clé réside dans l’anticipation : documents à jour, cadre contractuel solide et garanties adaptées.

      Vous souhaitez vous faire accompagner pour louer votre appartement en toute confiance et préserver la valeur de votre bien sur le long terme ? Avec Manda, confiez votre mise en location à des experts !

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      FAQ pour bien louer son appartement

      Peut-on louer son appartement sans passer par une agence ?

      Oui, un propriétaire peut louer son appartement sans intermédiaire. Il doit alors gérer seul l’ensemble des démarches : fixation du loyer, annonce, visites, sélection du locataire, bail, état des lieux et suivi administratif. 

      Quels diagnostics sont obligatoires pour louer son appartement ?

      Le bailleur doit fournir un dossier de diagnostic technique comprenant a minima le DPE et l’état des risques. Selon le logement, des diagnostics gaz, électricité, plomb ou amiante peuvent également être requis. Ces documents doivent être valides et annexés au bail dès la signature.

      Qu’est-ce qu’un logement décent au sens de la loi ?

      Un logement décent est un logement qui ne présente pas de risques pour la sécurité ou la santé du locataire et qui dispose des équipements essentiels. Il doit notamment offrir une surface minimale, des installations conformes et une performance énergétique compatible avec la réglementation en vigueur.

      Comment fixer le loyer de son appartement en zone encadrée ?

      En zone soumise à l’encadrement des loyers, le propriétaire doit respecter un plafond défini par arrêté. Le loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré, sauf complément strictement justifié. 

      Quelles pièces justificatives peut-on demander à un locataire ?

      La liste des pièces est strictement encadrée par la réglementation. Le bailleur peut exiger des justificatifs d’identité, de revenus et de situation professionnelle, mais ne peut pas demander de documents portant atteinte à la vie privée ou sans lien avec la location.

      Quelle assurance est obligatoire pour louer son appartement ?

      Le locataire doit obligatoirement souscrire une assurance habitation. De son côté, le propriétaire n’y est pas légalement tenu, mais il est fortement recommandé de souscrire une assurance propriétaire non occupant (PNO) afin de couvrir sa responsabilité et le logement en cas de sinistre.

      Comment éviter les loyers impayés ?

      La prévention des impayés repose sur une sélection rigoureuse du locataire, l’analyse objective de sa solvabilité et la mise en place de garanties adaptées, comme une garantie loyers impayés ou une caution solidaire.

      Louer son appartement en meublé est-il plus risqué ?

      La location meublée n’est pas plus risquée en soi, mais elle implique une gestion plus attentive du mobilier et des équipements. Elle entraîne également une rotation plus fréquente des locataires, ce qui nécessite des états des lieux particulièrement détaillés.

      Auteur
      Nicolas Chabin
      Expert et analyste immobilier indépendant
      Nicolas Chabin, analyste et rédacteur spécialisé, cumule plus de 20 ans d’expérience dans le secteur immobilier. Expert des enjeux du marché, il partage des analyses approfondies et des perspectives uniques. Ses articles offrent un éclairage précieux pour comprendre les dynamiques immobilières et prendre des décisions stratégiques en toute confiance.
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