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Documents obligatoires lors d’une vente en copropriété : qui fournit quoi (vendeur, syndic, notaire) ?

Mis à jour le
29/12/2025
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Sommaire

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      L’essentiel à retenir

      Le vendeur doit remettre à l’acquéreur plusieurs documents obligatoires lors d’une vente en copropriété : règlement de copropriété, état descriptif de division, PV d’assemblée générale, carnet d’entretien, charges, fonds de travaux, impayés et diagnostics techniques (DDT). Le syndic fournit notamment le pré-état daté pour le compromis et l’état daté avant l’acte. Sans remise complète des documents au compromis, certains délais légaux ne démarrent pas.

      Introduction

      Vendre un appartement en copropriété ne se résume pas à fixer un prix et signer un compromis. La vente d’un lot en copropriété est fortement encadrée par la loi, avec une liste précise de documents obligatoires à remettre à l’acquéreur, dans un calendrier strict. Un seul document manquant peut suffire à bloquer la vente, retarder la signature ou empêcher le délai de rétractation de courir, avec des conséquences pour le vendeur comme pour l’acheteur.

      Depuis la loi Alur, l’objectif est de garantir une information complète et transparente de l’acquéreur sur l’immeuble, son fonctionnement, sa situation financière et les travaux à venir. Cette obligation se traduit par un dossier documentaire qui implique plusieurs acteurs : le vendeur, le syndic de copropriété et le notaire.

      Dans cet article complet, vous allez comprendre exactement :

      • Quels sont les documents obligatoires d’une vente en copropriété.
      • Qui fournit quoi (vendeur, syndic, notaire).
      • À quel moment chaque document est exigé (visite, compromis, acte).
      • Combien cela coûte.
      • Ce qui bloque réellement une vente en pratique.

      L’objectif est simple : qu’en 10 minutes, vous sachiez si votre dossier est complet et comment sécuriser votre vente sans perte de temps.

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      Qui fournit quoi, quand et pourquoi ?

      Document Stade obligatoire Qui le fournit Pourquoi l’acheteur en a besoin Coût
      Règlement de copropriété + modificatifs Compromis Vendeur Connaître les règles d’usage et la répartition des charges -
      État descriptif de division (EDD) Compromis Vendeur Identifier précisément le lot vendu -
      PV d’assemblée générale (3 dernières années) Compromis Vendeur Identifier travaux, litiges, décisions majeures -
      Carnet d’entretien Compromis Vendeur / Syndic Évaluer l’état de l’immeuble -
      Fiche synthétique de la copropriété Compromis Syndic Vision globale financière et technique -
      Diagnostic technique global (DTG), s’il existe Compromis Syndic Anticiper travaux et coûts -
      PPT ou PPPT (si concerné) Compromis Syndic Connaître les travaux programmés -
      Informations financières (charges, impayés, fonds) Compromis Syndic Estimer le coût réel du logement -
      Diagnostics techniques (DDT) + loi Carrez Compromis Vendeur Information obligatoire sur le logement Variable
      Pré-état daté Compromis Syndic Synthèse financière avant-vente Coût librement fixé par le syndic
      État daté Acte authentique Syndic Solde financier du vendeur Plafonné à 380 € TTC

      Checklist 2026 : tous les documents obligatoires pour une vente en copropriété

      Cette checklist regroupe l’ensemble des documents obligatoires lors d’une vente en copropriété, tels qu’ils doivent être remis au plus tard lors de la promesse ou du compromis de vente. Elle permet au vendeur de vérifier que son dossier est complet et à l’acquéreur de contrôler les informations transmises.

      Liste des documents obligatoires lors d'une vente en copropriété

      Documents d’organisation et de fonctionnement de la copropriété

      Ces documents permettent à l’acquéreur de comprendre comment fonctionne l’immeuble, quelles sont les règles applicables au lot vendu et quelles décisions ont été prises collectivement : 

      • Règlement de copropriété et ses modificatifs publiés fixant la destination de l’immeuble (habitation, usage mixte, professionnel), les règles d’usage du lot, la répartition des charges entre copropriétaires.
      • État descriptif de division (EDD) : il identifie précisément le lot vendu (numéro, tantièmes, parties privatives et communes).
      • Procès-verbaux d’assemblée générale des trois dernières années afin de permettent à l’acquéreur d’identifier les travaux votés ou envisagés, les éventuels contentieux, les difficultés financières de la copropriété et les changements de syndic ou d’organisation.
      • Carnet d’entretien de l’immeuble : il retrace l’historique des travaux, des contrats d’entretien et des équipements collectifs (chauffage, ascenseur, toiture...).
      • Fiche synthétique de la copropriété : ce document offre une vision globale de la copropriété (nombre de lots, budget, impayés, syndic, existence d’un plan de travaux).
      • Diagnostic technique global (DTG), s’il existe. Il éclaire l’état technique de l’immeuble et les besoins de travaux à moyen et long terme.
      • Plan pluriannuel de travaux (PPT) ou projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT), si concerné. Lorsqu’il existe, il doit être annexé au compromis afin que l’acquéreur mesure les travaux programmés, leur calendrier et leur impact financier futur.
      • Notice d’information sur les droits et les obligations des copropriétaires : ce document normalisé rappelle le fonctionnement du syndicat et les règles essentielles de la copropriété.

      Documents relatifs à la situation financière de la copropriété

      Ces informations sont souvent regroupées sous l’appellation courante de pré-état daté, même si ce terme ne correspond pas à un document juridique unique :

      • Quote-part de charges du lot comprenant les charges courantes du budget prévisionnel et les charges hors budget (travaux, dépenses exceptionnelles) sur les deux derniers exercices comptables.
      • Situation du fonds de travaux en indiquant la part du fonds de travaux rattachée au lot vendu et le montant de la dernière cotisation appelée. Le fonds de travaux est attaché au lot. Il n’est pas restitué au vendeur lors de la vente, mais reste acquis à la copropriété.
      • Sommes susceptibles d’être dues par l’acquéreur : avances de trésorerie, provisions non encore appelées mais déjà votées…
      • État global des impayés et dettes fournisseurs de la copropriété : il s’agit d’une information collective, non individualisée, permettant à l’acquéreur d’évaluer la santé financière globale de l’immeuble.

      Diagnostics techniques obligatoires (DDT)

      Le dossier de diagnostics techniques (DDT) comprend notamment, selon la situation du bien :

      • Diagnostic de performance énergétique (DPE)
      • Amiante
      • Plomb
      • Électricité et gaz (installations de plus de 15 ans)
      • Termites (zones concernées)
      • État des risques et pollutions (ERP)
      • Information bruit (zones aéroportuaires)
      • Mesurage loi Carrez afin pour certifier la surface privative du lot

      Ce qu’il faut retenir

      • Tous ces documents doivent être annexés au compromis de vente.
      • La majorité des informations financières proviennent du syndic, mais le vendeur reste responsable de leur remise.
      • Un dossier incomplet peut retarder la vente, voire remettre en cause certains délais légaux.

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      Qui fournit quoi dans une vente en copropriété : vendeur, syndic, notaire

      Si plusieurs acteurs interviennent, le vendeur demeure juridiquement responsable de la remise d’un dossier complet à l’acquéreur, même lorsque certains documents sont matériellement fournis par le syndic ou transmis via le notaire.

      Ce que le vendeur doit fournir (directement ou via le notaire / l’agence)

      Le vendeur est responsable de l’ensemble des documents annexés à la promesse ou au compromis de vente, qu’il les détienne déjà ou qu’il doive les solliciter auprès du syndic.

      Concrètement, le vendeur doit s’assurer de la transmission des documents d’organisation de la copropriété, des documents d’entretien, des informations financières et du dossier de diagnostics techniques (DDT.

      Ce que le vendeur possède généralement déjà

      • Règlement de copropriété et EDD (acte d’achat initial).
      • PV d’assemblée générale.
      • Diagnostics réalisés lors d’une précédente vente ou location (à vérifier en termes de validité).

      Ce que le vendeur doit demander au syndic

      • Fiche synthétique de la copropriété.
      • Informations financières détaillées (charges, fonds de travaux, impayés).
      • Pré-état daté.
      • Documents liés aux travaux programmés (PPT, PPPT, conclusions de DTG).

      Lorsque le vendeur confie la vente à un professionnel, ces demandes sont souvent coordonnées par l’intermédiaire de l’agence. Découvrez le processus détaillé dans notre article “Déroulement d’une vente immobilière par agence : tout savoir”.

      Ce que fournit le syndic de copropriété

      Le syndic de copropriété joue un rôle central dans la vente, car il détient les informations financières et techniques de la copropriété. Il n’est toutefois pas responsable de la vente, mais uniquement de la délivrance des documents qu’il gère.

      Un syndic professionnel comme Manda fournit notamment :

      • Les éléments financiers nécessaires au pré-état daté (charges, fonds de travaux, impayés, dettes fournisseurs).
      • La fiche synthétique de la copropriété.
      • Le carnet d’entretien.
      • Les documents relatifs aux travaux (DTG, PPT, PPPT, lorsqu’ils existent).
      • L’état daté, transmis au notaire avant l’acte authentique.
      • Le certificat permettant, le cas échéant, l’opposition sur le prix en présence de dettes du vendeur.

      Le rôle du conseil syndical

      Le conseil syndical n’est pas un émetteur officiel de documents obligatoires dans le cadre d’une vente en copropriété. En revanche, son rôle peut s’avérer utile pour le vendeur comme pour l’acquéreur.

      Le conseil syndical peut notamment :

      • Aider à interpréter les travaux votés ou envisagés.
      • Préciser les priorités du plan pluriannuel de travaux.
      • Orienter vers les documents pertinents lorsque le dossier est complexe.

      Il constitue donc un appui informatif, sans se substituer au syndic.

      Le rôle du notaire : sécuriser et contrôler

      Le notaire n’est pas à l’origine des documents de copropriété, mais il joue un rôle déterminant dans la sécurisation juridique de la vente.

      Il intervient pour :

      • Vérifier que tous les documents obligatoires lors d’une vente en copropriété sont annexés au compromis.
      • S’assurer que les délais légaux peuvent courir.
      • Demander l’état daté au syndic avant l’acte authentique.
      • Répartir les charges et les appels de fonds entre vendeur et acquéreur à la date de la vente.

      Pour comprendre la dernière étape de la vente, consultez notre article “Acte authentique de vente : rôle, contenu et étapes clés”.

      Synthèse des responsabilités

      • Vendeur : responsable de la remise du dossier complet.
      • Syndic : fournit des informations financières et techniques de la copropriété.
      • Notaire : contrôle et sécurise la transaction.

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      Focus sur les documents obligatoires lors d’une vente en copropriété les plus importants

      Certains documents jouent un rôle essentiel dans la vente d’un appartement en copropriété. Ils sont à la fois obligatoires, étudiés par l’acquéreur et déterminants pour la négociation.

      Pré-état daté et état daté : ne pas les confondre

      Dans le langage courant, on parle souvent de pré-état daté et d’état daté comme s’il s’agissait de documents équivalents. En réalité, ils correspondent à deux moments distincts de la vente :

      • Le pré-état daté n’est pas un document juridiquement normalisé. Il désigne l’ensemble des informations financières communiquées à l’acquéreur au moment du compromis. Il regroupe notamment les charges courantes et hors budget sur les deux derniers exercices, la situation du fonds de travaux, les éventuels impayés à l’échelle de la copropriété et les sommes susceptibles d’être appelées après la vente. Son objectif est d’offrir à l’acquéreur une vision claire des charges et des engagements financiers liés au lot.
      • L’état daté est pour sa part un document officiel, établi par le syndic et transmis au notaire avant l’acte authentique. Il permet de solder définitivement la situation financière du vendeur, répartir les charges entre vendeur et acquéreur à la date de la vente et permettre, le cas échéant, l’opposition du syndic sur le prix de vente.

      Certains coûts sont facturés lors d’un changement de propriétaire. Retrouvez tout le détail dans notre article “Frais de mutation du syndic“.

      Règlement de copropriété : ce que l’acquéreur doit absolument vérifier

      Le règlement de copropriété a des effets très concrets sur l’usage du logement et sur les charges. L’acquéreur doit y vérifier notamment :

      • La destination de l’immeuble (habitation exclusive, usage mixte...).
      • Les restrictions éventuelles (location meublée, profession libérale, usage commercial).
      • La répartition des tantièmes et donc des charges.
      • Les règles spécifiques applicables au lot (caves, stationnement, parties communes spéciales).

      Erreur fréquente
      Découvrir après la vente qu’une activité ou une mise en location envisagée est interdite par le règlement.

      Procès-verbaux d’assemblée générale : comment les lire

      Les PV d’assemblée générale sont souvent techniques. Pourtant, quelques points méritent une attention particulière. L’acquéreur et le vendeur doivent s’attarder sur :

      • Les travaux votés mais non encore réalisés.
      • Les travaux refusés mais susceptibles d’être proposés de nouveau lors de la prochaine AG.
      • L’existence de procédures judiciaires.
      • Des difficultés de trésorerie ou des impayés.
      • Les décisions relatives au fonds de travaux et au PPT.

      Carnet d’entretien : un indicateur stratégique

      Le carnet d’entretien donne une lecture transversale de l’état de l’immeuble. Il permet de vérifier :

      • La cohérence entre les travaux réalisés et ceux annoncés.
      • La qualité du suivi technique de la copropriété.
      • L’entretien des équipements collectifs (chauffage, ascenseur, toiture…).

      Il est particulièrement utile lorsqu’il est croisé avec le diagnostic technique global et le plan pluriannuel de travaux.

      Fonds de travaux : un impact direct sur la vente

      Le fonds de travaux est obligatoire dans la majorité des copropriétés. Dans le cadre d’une vente, deux informations doivent être communiquées à l’acquéreur :

      • La part du fonds qui est rattachée au lot vendu.
      • Le montant des dernières cotisations.

      À retenir

      Le fonds de travaux n’est pas remboursé au vendeur. Il reste acquis à la copropriété et bénéficie à l’acquéreur. Cette particularité peut influencer le prix de vente et servir d’argument dans la négociation.

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      Travaux et rénovation énergétique : les documents obligatoires lors d’une vente en copropriété

      La vente d’un appartement en copropriété ne se limite plus à l’état actuel du logement. Les acquéreurs portent désormais une attention particulière aux travaux programmés, à la performance énergétique globale de l’immeuble et à leur impact financier à moyen terme.

      PPT et PPPT : de quoi parle-t-on exactement ?

      Le plan pluriannuel de travaux (PPT) et le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) sont des outils de planification qui visent à anticiper les travaux nécessaires à la conservation de l’immeuble et à l’amélioration de sa performance énergétique.

      • Le PPPT correspond à une phase préparatoire : il identifie les besoins de travaux, leur priorité et une estimation budgétaire.
      • Le PPT est la version adoptée par l’assemblée générale. Il fixe un calendrier et des montants prévisionnels sur plusieurs années.

      Lorsqu’ils existent, PPT ou PPPT doivent être annexés au compromis de vente, car ils engagent financièrement les copropriétaires futurs.

      DPE collectif : un indicateur de plus en plus scruté

      Le DPE collectif évalue la performance énergétique de l’immeuble dans son ensemble, à la différence du DPE individuel qui concerne uniquement le logement.

      Son intérêt pour l’acquéreur est multiple :

      • Anticipation de travaux de rénovation énergétique.
      • Projection sur l’évolution des charges de chauffage collectif.
      • Cohérence avec les orientations du PPT ou du PPPT.

      Travaux votés, travaux envisagés : ce que l’acquéreur doit comprendre

      Dans le cadre d’une vente, trois situations sont à distinguer :

      • Travaux déjà votés : ils figurent dans les PV d’assemblée générale et dans le PPT lorsqu’il existe. Leur coût est prévisible et peut influencer la négociation.
      • Travaux identifiés mais non encore votés : souvent issus d’un DTG ou d’un PPPT, ils n’engagent pas juridiquement l’acquéreur, mais constituent un signal fort sur les dépenses à venir.
      • Travaux urgents ou structurels : toiture, façades, réseaux, performance énergétique globale…, ces éléments sont analysés avec attention par les banques et les notaires.

      Timing : à quel moment chaque document est obligatoire lors d’une vente en copropriété ?

      Dans une vente en copropriété, le problème n’est pas seulement de disposer des bons documents, mais de les fournir au bon moment. Voici le calendrier de référence utilisé par les professionnels.

      Avant la mise en vente

      À ce stade, il est recommandé de réunir :

      • Le règlement de copropriété et l’état descriptif de division.
      • Les derniers procès-verbaux d’assemblée générale disponibles.
      • Le carnet d’entretien de l’immeuble.
      • Le dossier de diagnostics techniques existants (en vérifiant leur durée de validité).
      • Le mesurage loi Carrez.

      Lorsque la vente est confiée à un professionnel, cette phase est souvent intégrée à l’estimation. Avant toute commercialisation, l’agence doit disposer d’un mandat. Pour en comprendre les clauses, consultez notre article “Tout savoir sur le mandat de vente”.

      Avant la promesse ou le compromis

      C’est à ce stade que la majorité des documents obligatoires lors d’une vente en copropriété doivent être remis à l’acquéreur. La loi impose que ces documents soient annexés au compromis de vente, afin que l’acheteur s’engage en toute connaissance de cause :

      • Les documents d’organisation de la copropriété.
      • Les PV d’assemblée générale des trois dernières années.
      • La fiche synthétique de la copropriété.
      • Le carnet d’entretien.
      • Les informations financières détaillées (charges, fonds de travaux, impayés).
      • Le pré-état daté.
      • Le dossier de diagnostics techniques complet.
      • Le PPT ou le PPPT, lorsqu’ils existent ou sont obligatoires.
      • Les conclusions du DTG, le cas échéant.

      À retenir

      Sans remise complète de ces documents au compromis, le délai de rétractation de l’acquéreur ne court pas.

      Entre le compromis et l’acte authentique

      Une fois le compromis signé, le dossier n’est pas figé. Certains documents obligatoires lors d’une vente en copropriété interviennent exclusivement à l’approche de l’acte authentique, notamment ceux qui permettent de solder la situation financière du vendeur. 

      Avant la signature définitive, le notaire demande au syndic :

      • L’état daté.
      • Le certificat attestant l’absence de dette ou permettant l’opposition.
      • La mise à jour des charges et des appels de fonds.

      De son côté, le vendeur doit s’assurer que :

      • Les diagnostics techniques sont toujours valides.
      • Aucune information nouvelle (travaux votés entre-temps, par exemple) ne doit être portée à la connaissance de l’acquéreur.

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      Risques et blocages : ce qui retarde réellement une vente en copropriété

      En pratique, les ventes en copropriété ne se bloquent pas pour des raisons juridiques complexes, mais souvent pour des erreurs simples et évitables.

      Dossier incomplet

      Le risque le plus fréquent est la remise tardive ou partielle des documents obligatoires lors d’une vente en copropriété au moment du compromis.

      État daté demandé trop tard

      L’état daté est indispensable pour la signature définitive. Pourtant, il est souvent demandé trop tardivement au syndic, alors que les délais d’obtention peuvent atteindre plusieurs semaines.

      Copropriété en difficulté financière : un signal d’alerte pour l’acheteur

      Une copropriété présentant un taux élevé d’impayés, une dette fournisseurs importante ou des appels de fonds récurrents peut inquiéter l’acquéreur… mais aussi sa banque. Dans certains cas, le financement peut être retardé, assorti de conditions plus strictes, voire refusé. La transparence sur la situation financière de la copropriété est donc préférable à une découverte tardive, souvent mal vécue par l’acquéreur.

      Diagnostics incomplets ou non valides

      Un diagnostic manquant ou périmé (DPE, électricité, gaz, ERP…) peut :

      • Retarder la signature.
      • Conduire à des réserves dans l’acte.
      • Exposer le vendeur à un risque de contestation.

      À retenir

      Les diagnostics doivent être valides au jour de la signature de l’acte, pas seulement au moment du compromis.

      Ce qu’il faut retenir sur les documents obligatoires lors d’une vente en copropriété

      La vente d’un appartement repose sur un principe simple : l’anticipation administrative. Plus les documents obligatoires lors d’une vente en copropriété sont préparés en amont, plus la transaction est fluide, sécurisée et sereine.

      Pour le vendeur, les points suivants sont à retenir :

      • La liste des documents obligatoires lors d’une vente en copropriété est fixée par la loi et ne laisse que peu de marge.
      • Le syndic fournit de nombreux éléments, mais le vendeur reste responsable de leur remise.
      • Le compromis constitue le moment charnière : un document manquant peut bloquer toute la suite.
      • Les travaux et la rénovation énergétique sont devenus des critères importants de décision pour les acquéreurs.

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      FAQ sur les documents obligatoires lors d’une vente en copropriété

      Combien de temps met le syndic à fournir l’état daté ?

      En général, l' état daté est délivré par le syndic sous 1 à 3 semaines.

      Peut-on signer un compromis sans les procès-verbaux d’assemblée générale ?

      Non. Les PV d’assemblée générale des trois dernières années font partie des documents obligatoires lors d’une vente en copropriété à annexer au compromis.

      Le fonds de travaux est-il remboursé au vendeur lors de la vente ?

      Non. Le fonds de travaux est attaché au lot, pas à la personne. La part constituée reste acquise à la copropriété et bénéficie à l’acquéreur après la vente.

      Que doit contenir la quote-part de charges communiquée à l’acheteur ?

      La quote-part de charges remise à l’acquéreur doit inclure les charges courantes du budget prévisionnel et les charges hors budget (travaux, dépenses exceptionnelles) sur les deux derniers exercices comptables.

      Qui paie l’état daté et quel est son coût maximum ?

      L’état daté est payé par le vendeur. Son coût est strictement plafonné à 380 € TTC, conformément à la réglementation.

      Peut-on vendre un lot en copropriété sans passer par un syndic ?

      Non. Dès lors que l’immeuble est en copropriété, le syndic de copropriété est l’interlocuteur légal pour les informations financières, l’état daté et les documents de gestion de l’immeuble.

      Auteur
      Nicolas Chabin
      Expert et analyste immobilier indépendant
      Nicolas Chabin, analyste et rédacteur spécialisé, cumule plus de 20 ans d’expérience dans le secteur immobilier. Expert des enjeux du marché, il partage des analyses approfondies et des perspectives uniques. Ses articles offrent un éclairage précieux pour comprendre les dynamiques immobilières et prendre des décisions stratégiques en toute confiance.
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